Synopsis

Ce film a été présenté en séance spéciale lors de l’édition 2025 à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes. Fondation Gan - Prix à la création 2024.

Quand sa mère menace de le virer du pavillon familial s’il ne se bouge pas les fesses, Sprite se retrouve coincé dans un paradoxe : il doit passer son permis pour trouver un taf, mais il a besoin d'un taf pour payer son permis. Heureusement, Marie-Charlotte, sa monitrice d'auto-école, est prête à tout pour l'aider - même à lui prêter son baise-en-ville. Mais... C'est quoi, au fait, un baise-en-ville.

  • Si le film est si sympathique, c’est d’abord qu’il s’amuse des dérives du monde du travail actuel. On apprend au début que Sprite va être « le stagiaire du stagiaire », et on se délecte ensuite des petits boulots louches qu’il pourrait endosser… sans aucun bagage. Avec un beau frère (Walid) adepte des jeux de mots minables (« c’est walidé », « travail famille patrique »…) William Lebghil cède le rôle du boss lunaire à Sébastien Chassagne, dont les explications sur le fonctionnement de Allo Nettoyo sont un régal (les catégories de fêtes, la mise à disposition d’un micro…). Ajoutez à cela de nombreux gags élaborés autour des expériences sexuelles malheureuses du héros, avec au passage quelques répliques vouées à devenir cultes, et vous aurez la recette d’un potentiel hit au box-office. Abus de Ciné.

  • Le réalisateur peut exulter tant son film réussit à joindre deux polarités a priori incompatibles, en tout cas singulières : le naturalisme et la comédie populaire. Tout le film s’évertue à travailler des contraires en tentant de résoudre la gravité d’un état dépressif par une légèreté de ton et un humour potache. Tsounami.fr.

  • Avec son humour burlesque, son esthétique pop évoquant Les Reines du drame d’Alexis Langlois, et sa mise en scène décalée, Baise-en-ville dresse un portrait sincère et lumineux d’une jeunesse en questionnement : virilité douce, amitiés mixtes, liens familiaux et amours fugaces… Un film drôle, inventif et rafraîchissant, porté par un casting d’une justesse réjouissante. Le Mag du Cinéma.

  • À travers le prisme du passage à l’âge adulte, Martin Jauvat poursuit ses déambulations tendrement humoristiques et sa radiographie de la vie en grande banlieue parisienne. Baise-en-ville file les métaphores (les dauphins : "les profondeurs sont leur royaume et pourtant, ils doivent remonter sans cesse à la surface pour respirer") dans une ambiance ludique déchaînée (au tempo néanmoins très maîtrisé), en poussant les curseurs de l‘humour sans aucun complexe et en s‘appuyant sur l’alchimie de duos d’interprètes qui s‘en donnent à cœur joie. Une atmosphère libertaire réjouissante, bon-enfant et sans prétention à l‘échelle du baise-en-ville du titre, cette "petite sacoche généralement muni d’une dragonne, permettant de transporter l’essentiel pour passer une nuit." Cineuropa.

Réalisation

de Martin Jauvat.

Distribution

Avec Martin Jauvat, Emmanuelle Bercot, William Lebghil, Sébastien Chassagne, Anaïde Rozam, Michel Hazanavicius, Mahaut Adam et Géraldine Pailhas

Année : 2026

Durée : 1h 34min | Comédie

Nationalité :  France.

Titre original : 

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