THE MASTERMIND
Synopsis
Ce film a été présenté lors de l’édition 2025 du Festival de Cannes et du Festival de Deauville.
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.
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Même si le ton est doux-amer et pince-sans-rire, c’est parfois franchement drôle. Au gré des pérégrinations imprévisibles de James, on rit, on se désole…James a beau jouer de malchance à chacune de ses décisions malavisées, il est le contraire d’un « perdant magnifique ». Pour autant, un Josh O’Connor formidable en fait un antihéros mémorable. Une fable sur l’individualisme galopant actuel ? Assurément. Le Devoir.
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Josh O’Connor prête son charme magique à cet antihéros égoïste, dans un beau film qui prend le temps de surprendre. Télérama.
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Après une première partie jazzy et amusante, où les chaleureuses couleurs automnales sont mises en valeur par la superbe photo de Christopher Blauvelt, The Mastermind change de masque. Les petits tours de force de James deviennent plus foireux. A force de voir son pouvoir s’appauvrir, ce dernier va devoir repenser sa place dans sa famille et dans le monde en général. Le cerveau sûr de son petit tour de charme se retrouve à errer sur les routes dans une Amérique marginale et alternative qui parvient très bien à vivre sans père fondateur, surtout quand ces derniers ne sont pas aussi doués qu’ils le pensent. The Mastermind évolue vers une tristesse poignante à mesure que son protagoniste isolé dévoile une profondeur et une dimension pathétique dans laquelle excelle Josh O’Connor. Cette nouvelle réussite confirme que le cinéma de Kelly Reichardt semble bricolé à base de petits riens mais que l’émotion qu’il suscite est au contraire incisive et ambitieuse. Le Polyester.
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Il fallait bien le cerveau génial de Kelly Reichardt pour s’approprier un genre a priori lointain de son cinéma et en proposer une déclinaison au rythme très singulier, qu’accompagne une B.O. aux sardoniques tonalités jazz. Éternellement précise et patiente dans l’observation de ses personnages, la cinéaste américaine donne à son film un rythme propice à explorer l’intrigante figure de JB, que campe un sibyllin Josh O’Connor. Nouvelle prouesse d’écriture et de tempo, ce Mastermind dézingue patiemment l’inaction des nantis. Trois Couleurs.
Réalisation
de Kelly Reichardt.
Distribution
Avec Josh O'Connor, Alana Haim, John Magaro, Hope Davis...
Année : 2026
Durée : 1h 50min | Drame, Policier | En Vostf
Nationalité : U.S.A.
Titre original :
