16/05/2026 au 17/05/2026

Séances

16/05/2026
13h50
17/05/2026
20h50

Synopsis

Ce film a été en Sélection officielle à la Berlinade 2026.

De retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle, Lilia retrouve une famille qui ignore tout de sa vie à Paris. Déterminée à éclaircir le mystère de cette mort soudaine, Lilia se retrouve confrontée aux secrets d'une maison où cohabitent trois générations de femmes.

  • A voix basse dit beaucoup, avec une manière à nos yeux un peu trop scolaire de faire avancer l’intrigue par des scènes de dialogues relativement didactiques, apportant chacune leur pièce du puzzle. Il y a néanmoins un savoir-faire dans cette narration, et une élégance chaleureuse de la mise en scène. Lors de deux scènes visuellement inspirées, les visages des personnages sont comme dissimulés par la végétation alors qu’iels se confessent. Des secrets à l’ombre des arbres, dans un monde où la meilleure solution serait de « cacher ». Le Polyester.

  • À voix basse déchiffre par petites touches intelligentes la complexité des sentiments les plus simples dans un microcosme encadré par des lois répressives d’invisibilisation des différences. Une étude in vivo très bien interprétée et bienveillante que Leyla Bouzid agence dans un joli style visuel en clair-obscur (Sébastien Goepfert à la direction de la photographie), tout en élégante retenue pour ne pas éclipser le cœur du récit, ce qui n’empêche pas quelques discrètes audaces très réussies (notamment des flashs de mélange du passé et du présent dans la même image). Une "modestie" très travaillée à l’image d’un film qui en dit beaucoup et en finesse avec une remarquable économie de moyens. Cineuropa.

  • Le film met à l’épreuve la relation mère-fille, tout en décrivant en arrière plan la condition des personnes homosexuelles en Tunisie, entre doubles vies, menaces de mort, condamnations par la loi, et amours cachés. Une œuvre une nouvelle fois vibrante et délicate. Abus de Ciné.

  • L’occasion dans ce film pour Leyla Bouzid de raconter, avec la saisissante acuité quasi documentaire dont témoignait déjà son premier long, À peine j’ouvre les yeux (2015), les ambivalences et luttes de la jeunesse tunisienne. Fidèle à son titre, À voix basse avance à pas feutrés mais couve la même soif de liberté. Trois Couleurs.

Réalisation

de Leyla Bouzid.

Distribution

Avec Eya Bouteraa, Hiam Abbass, Marion Barbeau, Feriel Chammari...

Année : 2026

Durée :  1h 53min | Drame.

Nationalité :  France, Tunisie.

Titre original :

Bande Annonce