AUTOFICTION
Séances
Synopsis
Ce film est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026.
Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ?
- Un nouveau tournant spectaculaire dans l’œuvre du maître. Pour celles et ceux qui se réjouissent de découvrir un film de Pedro Almodóvar, Autofiction s’offre comme une nouvelle étape clé, au carrefour des attentes et des surprises, au croisement du familier tant aimé et de l’imprévu sidérant. Comme une suite au somptueux Douleur et gloire (2019), mais qui finirait par se déchirer dans un fracas éclatant. Voici un double évident d’Almodóvar, Raúl (Leonardo Sbaraglia) cinéaste célèbre et fêté, à l’inspiration néanmoins raréfiée, reclus dans sa villa madrilène, derrière son ordinateur, en quête obsessionnelle du scénario qui lui permettrait de tourner à nouveau. Télerama.
- Si certains seront peut-être frustrés par le dénouement, c'est cependant sans doute là qu’il faut voir le sens du métrage et le côté une nouvelle fois autobiographique. Par une série de maladresses cumulée à des reproches, "Autofiction" se mue soudain en une sorte de mea-culpa d’Almodovar envers ceux qu’il a pu incorporer dans ses films, sous une forme ou une autre, sans pour autant rendre suffisamment hommage à leur importance dans sa vie, et donc à leur grandeur. Parvenir ainsi à poser sur pellicule les multiples couches de frustrations d’un auteur était en soi une gageure, et force est de constater que Pedro Almodóvar a pleinement réussi son risqué pari, en nous intéressant à son intrigue à triple dimension, tout en dégageant ponctuellement quelques pointes d’émotion. Le maître a encore frappé. Abus de Ciné.
- Comme dans Douleur et gloire, Pedro Almodovar joue de l'autofiction pour parler, cette fois, de deuil différé, d'inspiration artistique vampirique et de crise professionnelle. À travers ce travail méta-cinématographique froid et hâtif dont les deux lignes narratives ne parviennent pas à se marier harmonieusement et où son auteur se cite, se re-cite et se rend hommage à tout-va, le cinéaste originaire de la Manche qui a offert au septième art des joyaux immortels et merveilleux semble vouloir demander pardon à tous ceux dont il s’est inspiré pour façonner ses scénarios originaux (ce qu’on savait depuis ses premiers films, qui rendaient compte de l'élan de liberté que vivait alors l'Espagne… et de la vie de ses amis. Cineuropa.
Réalisation
de Pedro ALMODÓVAR
Distribution
Avec Bárbara LENNIE, Leonardo SBARAGLIA, Aitana SÁNCHEZ-GIJÓN, Victoria LUENGO, Patrick CRIADO, Milena SMIT...
Année : 2026
Durée : 1h 51min | Drame.
Nationalité : Espagne, France.
Titre original :
