10/07/2026 au 15/07/2026

Séances

10/07/2026
21h15
15/07/2026
21h10

Synopsis

Ce film est présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2026 et en fait la clôture.

Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation…

  • Le Vertige séduit d’abord pour son renouveau esthétique, merveilleux moyen de cacher l’absence de nouvelles idées chez Dupieux. Pas sûr qu’il faille cela dit jeter tant de lauriers aux cinéastes, la réussite de cette extravagance passagère étant davantage à mettre sur le compte des animateurs étudiants ayant permis l’émergence de cette vallée de l’étrange au cinéma. Peut-être est-ce là une prise de conscience, à moins que Dupieux continue fermement à croire que le génie s’entretient tout seul.  Le Bleu du Miroir.
  • Peut-être l'animation restera-t-elle pour Quentin Dupieux un simple détour plutôt que de devenir une composante plus permanente de son œuvre. Il prend manifestement un malin plaisir à collaborer avec la troupe d'acteurs qu'il s'est constituée au fil des ans ; pourtant, les images austères, baignées d'une lumière artificielle, et les visages impassibles des avatars nous privent du lien que nous établissons habituellement avec des personnages de chair et de sang à l'écran. Et en effet, les images de ces jeux étaient généralement visionnées sur des écrans d’ordinateur en verre et des téléviseurs analogiques plutôt que sur des écrans LCD, sans parler de l’éblouissement d’une projection DCP 4K. Peut-être, à travers ce choix visuel audacieux et presque dialectique, Dupieux suggère-t-il que ni les images de Vertiginous ni les rendus des moteurs vidéo IA tels que Seedance ne peuvent rivaliser avec nos sens à l’ancienne, et qu’il n’est pas étonnant que des personnages comme Jacky et Bruno se rendent rapidement compte que leur « réalité » n’est pas vraiment réelle. Cineuropa. 

  • Le cinéaste fait tanguer le réel dans un film d’animation expérimental, où Alain Chabat et Jonathan Cohen se découvrent prisonniers d’une simulation ultra-pixelisée. Malin. Liberation.

  • Dupieux joue ici sur la supériorité du spectateur, la distance entre les doutes existentiels de ces personnages et le rendu abstrait et approximatif à l’image. Bugs improbables, rendu polygone tordant et épiphanie numérique, le film multiplie les gags grâce à l’abattage parfait du duo. Mais à l’instar de La Grande Aventure Lego où des personnages animés prenaient conscience de leur état, Dupieux a plus d’un tour dans son Vertige. Portrait flippé du complotisme au service du capitalisme et de la façon dont l’inquiétude crée de fausses certitudes, le film nous tend un miroir à peine déformé sur notre époque et ses abimes. Avec en conclusion un ultime tour de passe-passe tordant qui crée le doute. Comme si Dupieux préférait le vertige des questions à la bêtise des réponses toute-faites. Trois Couleurs.

Réalisation

de Quentin Dupieux.

Distribution

Avec Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier, Jean-Marie Winling...

Année : 2026

Durée :  1h 07min | Animation, Comédie.

Nationalité :  France.

Titre original :

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