LA CHALEUR
Séances
21/08/2026
21h10
01/09/2026
19h00
02/09/2026
15h45
03/09/2026
20h45
Synopsis
La Chaleur est tiré du roman du même nom de Victor Jestin, publié en 2019.
Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes et Marouane, 17 ans, passe sa dernière journée au camping avec une angoisse : le corps qu’il a enseveli la veille sur la plage va-t-il apparaitre au grand jour ? Marouane se demande par ailleurs s’il n’est pas en train de tomber amoureux de la charmante Giulia.
- La Chaleur emprunte au film noir – mais en short, sous le soleil. Il explore le sentiment de culpabilité de son jeune héros. Les mouvements fluides et lents de la caméra nous racontent que quelque chose plane sur le camping. Un énorme bloc de béton est sur la plage, en étrange contrepoint de tout ce qui peut être caché autour. Mais ce suspens est un prétexte au subtil portrait d’adolescence réalisé par Demoustier, et plus précisément un portrait de l’angoisse propre à l’adolescence – a fortiori celle que subissent les ados d’aujourd’hui. Parfois appliqué (notamment dans ses dialogues de fin), La Chaleur reste efficacement mené et parvient à faire ressentir ce qui gronde sous le ciel bleu. Le Polyester.
- Si le film séduit par son mélange de suspense, de réalisme des amours adolescents et d'humour décalé principalement lié au pote obsédé par le fait de baiser (une récurrence bienvenue), certains hasards semblent un peu téléphonés (pourquoi la jeune italienne ne part-elle pas le jour même...), l’histoire autour du téléphone n'est pas d'une clarté évidente la faute à certains dialogues (« t’en as combien… » dit un pote) et la conclusion résonne presque comme un remontage hâtif pour garder la morale sauve (aurait-on rajouté in-extremis la voix-off de la fin ?). Si l'histoire ne manque pas de saveur, le film souffre de cette bipolarité de l’histoire, entre l'inquiétude pour le corps enseveli et l’éveil des sens, qui prend naturellement son rythme autour de l'annonce d'un orage dévastateur. Abus de Ciné.
- Après La Fille au bracelet (2020) et Borgo (2024), Stéphane Demoustier renoue avec le récit criminel en adaptant l’intense roman La Chaleur de Victor Jestin (2019). Dans ce récit à la photographie vibrante signée David Chambille (Borgo, L’Inconnu de la Grande Arche), il s’attache à retranscrire la sensation du bouillonnement adolescent, et conjugue teen movie et thriller dans une mise en scène maligne jouant habilement de la tension et du contraste. Alors que les premiers émois de son protagoniste se mêlent à la peur glaçante de voir sa vie voler en éclats, le cinéaste plonge dans la psyché de cet ado légèrement apathique pour lequel tout devient lourd, étouffant et crispant, puis esquisse un drame estival, plus impressionniste que moralisateur. Trois Couleurs.
Réalisation
de Stéphane Demoustier.
Distribution
Avec Hadrien Hussein, Tristan Richard, Martina La Manna, Noé Houssard...
Année : 2026
Durée : 1h 33min | Drame, Thriller.
Nationalité : France, Italie, Belgique.
Titre original :
