LES MATINS MERVEILLEUX
Synopsis
Ce film a été sélectionné en Séances spéciales au Festival de Cannes 2026, il concourait pour la Camera d'OR et la Queer Palm.
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule.
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Il faut dire qu’India Hair y est absolument formidable. Avec son étrangeté burlesque, sa gaucherie bouleversante et sa façon unique d’occuper l’espace, elle confirme une fois encore qu’elle est l’une des actrices les plus singulières du cinéma français contemporain. Face à elle, la révélation Raya Martigny impressionne tout autant. La cinéaste refuse heureusement de réduire Marina à un “sujet” : sa transidentité existe sans être constamment dramatisée ou expliquée, dans une approche encore trop rare dans le cinéma français. La comédienne apporte au personnage une vulnérabilité pudique et une grâce mélancolique qui donnent au film sa vibration émotionnelle la plus précieuse. Et puis il y a Eric Cantona, étonnamment bouleversant dans un registre de sobriété et de tendresse qu’on lui connaissait peu. Figure paternelle discrète, fantôme romantique d’un amour perdu, il apporte une mélancolie douce qui enveloppe tout le film.
Imparfait, fragile parfois, mais profondément vivant, Les Matins merveilleux fait partie de ces films qui rappellent qu’un geste de cinéma sincère peut encore suffire à créer de la beauté. Le Bleu du Miroir. -
Car ce voyage va, au contact d’inconnus, dont Marina, incarnée par l’actrice trans Raya Martigny, trouver manière de reconnecter avec une absente de taille, chamboulant un équilibre précaire, noyé trop facilement dans l’alcool ou la musique (le "Spacer" de Sheila résonne, comme une belle version de "Piensa en Mi" de Luz Casal ou de "Mon amie la rose"). Face à elle, Eric Cantona incarne un homme solitaire, avec une certaine élégance. Découvert en séance spéciale au Festival de Cannes, "Les Matins Merveilleux" est un récit de retour à la vie, porté par ces petits riens qui provoquent surprise ou élan, ces choses qui permettent de rattraper des moments jusque là non vécus, et ces rencontres qui changent parfois beaucoup. En douceur, on se laisse embarquer dans ce voyage en territoire intime, qui affiche un humour discret (la start up de CBD pour chiens, les commentaires sur la télé réalité…) et offre avec ce personnage impliqué vis à vis des autres, de beaux moments d’émotion. Abus de Ciné.
- Avec ce premier long métrage, Avril Besson livre une comédie légère et tendre sur des sujets graves, faite de petits riens, sur la vie qui passe, parfois trop vite, et qu’il est précieux d’attraper en vol. Avec une belle agilité, le scénario échappe sans cesse aux chemins pourtant balisés qu’il feint d’emprunter, multipliant les pistes, n’hésitant pas à s’égarer sur des chemins de traverse. On connait le talent singulier d’India Hair, tout entier contenu dans une séquence où on la voit regarder les images de sa mère. A sa candeur bouleversante répond la retenue fragile de Raya Martigny, les deux actrices inoculant par leur présence une profondeur particulière à quelques scènes qui auraient pu sembler attendues sans cela. Les Matins merveilleux, modeste comédie mélancolique émancipé des contraintes du genre, offre un écrin tendre et lumineux à la sincérité de ses deux interprètes principales. Cineuropa.
Réalisation
de Avril Besson.
Distribution
Avec India Hair, Raya Martigny, Eric Cantona, Mathias Minne...
Année : 2026
Durée : 1h 27min | Comédie, Romance |
Nationalité : France.
Titre original :
