Synopsis

Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026.

À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe mais personne ne le sait. Alors qu'il ne sort presque jamais de chez lui, des amis le traînent dans une fête insensée. Il y repère une femme dans la foule, ne peut en détacher le regard, la suit... Quelques heures plus tard, David se réveille : il est dans le corps de l’inconnue.

  • Dans L’Inconnue, Arthur Harari (après le fulgurant Onoda et l’Oscar pour le scénario d’Anatomie d’une chute) pousse l’inquiétante étrangeté freudienne jusqu’à son paroxysme : un photographe et une femme échangent leurs corps après une nuit de passion et de drogue. Mais ce postulat vertigineux, porté par les visages magnétiques de Léa Seydoux et Niels Schneider, s’égare dans un scénario touffu où se mêlent mémoire juive, filiation brisée et rémanences christiques. Entre fulgurances visuelles et opacité narrative, Harari signe un film fascinant et exigeant, thriller de l’inconscient autant que fable identitaire qui interroge : savons-nous jamais qui nous sommes ?  Le Mag du Ciné.

  • L’Inconnue ressemble après la projection à certains rêves mauvais, impossibles à raconter clairement mais incapables de nous quitter. On y repense plusieurs heures plus tard en marchant dans la rue, en regardant un reflet dans une vitre, en observant un inconnu dans le bus. Et soudain une question revient, lente et inquiétante : combien de temps encore peut-on habiter son propre visage avant qu’il ne devienne celui d’un autre ? 
    Ce qui fascine, c’est la manière dont Harari transforme cette circulation des âmes en réflexion physique sur le métier d’acteur. Rarement le cinéma français contemporain aura demandé à ses interprètes une telle violence d’abandon. Niels Schneider apparaît amaigri, presque cadavérique, avec ce visage ravagé qui semble porter des semaines de dérive et de manque d’hygiène. Il avance comme un exilé de lui-même. Quant à Léa Seydoux, Harari détruit précisément l’image sociale que le cinéma a fabriquée autour d’elle. Il épaissit sa présence, la fatigue, l’enlaidit parfois volontairement, lui retire toute fonction glamour pour la rendre disponible à autre chose : devenir un territoire habité par un autre être.
    Le film devient alors une réflexion vertigineuse sur le jeu lui-même : que regarde-t-on exactement chez un acteur ? Une personne ? Un masque ? Une mémoire d’autres rôles ? Quand Léa Seydoux joue David enfermé dans le corps d’Eva, elle joue à être quelqu’un qui tente lui-même de jouer quelqu’un d’autre. Les couches de fiction s’empilent jusqu’au vertige. Tsunami.

  • L’Inconnue est un voyage dans les tréfonds de l’âme humaine et une vertigineuse réflexion sur l’apparence et la dissonance cognitive. On en ressort hagard, troublé et subjugué. Cinq ans après le dément Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, Arthur Harari surprend encore. Mieux, il ahurit. Le Bleu du Miroir.

  • Arthur Harari déconstruit donc le cinéma du rêve pour une œuvre abrupte, sans respiration. On peut comprendre que certains crieront au génie pur. Pour notre part, nous y voyons un vague exercice fantastique qui tente de concurrencer un cinéma déjà reconnu à travers la marque de réalisateurs comme David Lynch, Leos Carax ou, dans un tout autre registre, Gaspar Noé. Arthur Harari n’est pas vraiment à la hauteur de ces auteurs dont il semble inspiré. AvoirAlire.com.

Réalisation

de Arthur Harari.

Distribution

Avec Léa Seydoux, Niels Schneider, Valérie Dréville, Lilith Grasmug...

Année : 2026

Durée :  2h 20min | Drame, Thriller.

Nationalité : France, Italie, Canada

Titre original : 

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