Synopsis

Ce film a été présenté en Compétition et a remporté le Grand Prix à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2026. Lauréat du Prix d'Ornano-Valenti au Festival de Deauville 2026.

Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C’est là que le vertige les saisit brutalement. L’un après l’autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu’à s’y abandonner complètement.

  • Un beau récit d’initiation dans la lignée de tout un pan du cinéma d’auteur français, qui distille un réel charme et révèle une cinéaste inspirée. Il ne faut pas s’attendre à une œuvre consensuelle et traditionnelle, comme a pu l’être Le péril jeune, mais à un long métrage métaphorique et suggestif, récit d’apprentissage qui dénote un vrai sens de l’écriture et de la mise en scène. Signalons également la révélation éclatante de Colas Quignard, comédien de vingt ans à qui Marine Atlan avait proposé le rôle alors qu’il était, comme son personnage, élève de terminale. Dans un rôle difficile, Antonia Buresi, que l’on avait croisée chez Dominique Moll ou Samuel Theis, livre une prestation étonnante. Les atouts de La Gradiva sont donc multiples et évidents. Et l’on attend avec un réel intérêt le second long métrage de la réalisatrice. AvoirAlire.com.
  • Il est interdit de révéler la direction dans laquelle se dirige le film, mais il y a une parabole politique flagrante dans le portrait de cette incapacité des uns et des autres à s’écouter, mais aussi à regarder le passé dans les yeux, résultant en un poignant sentiment d’échec collectif. Mais le titre du film, inspiré de l’héroïne éponyme fantomatique d’une nouvelle historique ayant beaucoup inspiré Freud, nous rappelle que La Gradiva est moins un exposé qu’un sacré numéro de funambule entre rêverie et cauchemar. Le résultat est si puissant que lorsque l’un des protagonistes dit à son pote « Raconte mieux, frère », on jurerait entendre Marine Atlan mettre au défi quiconque d’atteindre les mêmes sommets qu’elle. Le Polyester.

  • Au portrait social s’ajoute une dimension tragico-poétique. Si les adolescent·e·s ont encore besoin de croire en un idéal, iels ne sont déjà plus les enfant. Le Bleu du Mirroir.

  • Mais ce sont surtout les jeunes interprètes qui brillent ici, Colas Quignard charismatique et touchant dans le rôle de Toni, Mitia Capellier énigmatique et en apparence distant dans celui de James, Suzanne Gerin dans celui de Suzanne, sans compter tous les autres qui donnent à cette sortie scolaire son aspect choral véridique, nous emportant dans les doutes de ces ados aux élans qui se heurtent à un monde dont leurs parents, par souci sans doute de protection, semblent leur avoir fait une peinture biaisée. Avec en fond de nombreux plans ce volcan près, comme les personnages, à exploser, le Grand Prix AMI France de la Semaine de la critique 2026 qu’est "La Gradiva" (figure féminine sur un bas-relief antique, qu'un archéologue croit reconnaître dans la vie réelle et cherche à prévenir de l'éruption imminente du Vésuve, selon le mythe inventé par l'écrivain Wilhelm Jensen en 1903) séduit par son ton à part, à la fois teinté d’une douce amertume et message de vie qui inspire. Abus de Ciné.com.

Réalisation

de Marine Atlan.

Distribution

Avec Antonia Buresi, Colas Quignard, Suzanne Gerin, Mitia Capellier...

Année : 2026

Durée : 2h 25min | Comédie, Drame.

Nationalité : France, Italie

Titre original : 

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