LES BRAVES(COWARD)
Synopsis
Ce film a été présenté en Sélection officielle - Compétition au Festival de Cannes 2026. Ou il remporté le Prix d'interprétation masculine pour ses acteurs Emmanuel Macchia - Valentin Campagne
1916. Première guerre mondiale. Front belge. Pierre vient de rejoindre les troupes, impatient de faire ses preuves. Derrière les lignes, dans l'équipe de ravitaillement en vivres et en matériel, Francis organise des spectacles pour maintenir le moral des soldats. Alors que les combats font rage, chacun tente d’échapper à la brutalité de la guerre, ne serait-ce qu'un instant.
- Avec son troisième long métrage, Lukas Dhont imagine une bouleversante histoire d’amour sur les champs de bataille, portée par l’urgence de la guerre et des sentiments.
Avec Coward, Lukas Dhont orchestre une forme de résistance à la laideur du monde par la beauté. Dans cette guerre, l’une des plus absurdes de l’Histoire, il cherche la lumière qui jaillit dans les interstices, le geste d’un garçon qui apaise la douleur d’un autre, la force vitale de leur jeunesse qui se heurte à la mort omniprésente, et la force aussi que l’on puise dans le collectif, et dans l’autre. Et puis il y a l’art, sa puissance cathartique et consolatrice, chanter faux mais ensemble, à l’unisson momentané des coeurs et des esprits. La guerre figure toujours au loin, dans un arrière-plan parfois assourdissant, traversé par les déflagrations. Cineuropa. -
Avec Coward, Lukas Dhont signe un film très accompli, sûr de son cinéma. Entre fresque historique et romance queer, avec cette délicatesse politique et sensorielle, il redonne aux invisibles de l’Histoire un espace bouleversant de mémoire et de désir. Le Bleu du Miroir.
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La caméra toute en émotion filme dans Coward les sentiments sans complexe, avec des plans sans doute un peu appuyés pour convoquer l’esthétisme. Mais le résultat y est, on est touchés en plein cœur de toute façon. Certaines images sont sublimes. Marque de fabrique d’un metteur en scène. Au casting, c’est un grand duo car c’est une grande histoire d’amour. Une alchimie lumineuse. Dans le rôle de Pierre, Emmanuel Macchia est troublant de sensualité. Il est tout en sensibilité et en émotions. Lukas Dhont en fait une muse d’un charisme fou. Troublé au début, il est résolu à faire vivre son amour ensuite. L’acteur porte avec grâce et puissance cette composition. Pour jouer Francis, Valentin Campagne réalise lui aussi un sacré numéro. Très volubile au début, artiste des lignes-arrières, c’est une vraie diva et ce qu’il propose sur scène aux soldats, blessés et autres acteurs de l’horreur est une immense farandole. Il fanfaronne beaucoup au début et donne une sacrée couleur de sentiments ensuite. Au final, Coward est un film qui vous prend en direct aux tripes et au cœur. C’est du Lukas Dhont dans le texte et cette approche romantique de son art fait juste du bien au cinéma ! Les Chroniques de Clifhanger.
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Le film est très inégal. Je trouve qu'il échoue à évoquer de manière métonymique, et essentiellement par la bande-son, le grand massacre de la guerre de 14-18. Le bombardement continu sur la bande-son et la reconstitution des "gueules cassées", tout cela produit une forme de fausseté qui met un peu mal à l'aise. En revanche, l'autre versant - celui du cabaret et de la romance queer - est plutôt réussi, et essentiellement grâce à ces deux comédiens, qui sont vraiment remarquables et remarquablement dirigés. Sur le palmarès : je trouve que c'est une très belle idée d'avoir redoublé le double prix d'interprétation. C'est une manière d'affirmer un point de vue - un duo à chaque fois -, et de dire qu'une interprétation réussie n'est jamais une œuvre solitaire, mais une alchimie avec un partenaire. C'est un vrai point de vue de cinéma d'avoir systématisé cela sur les deux prix. Les Inrockuptibles.
Réalisation
de Lukas Dhont.
Distribution
Avec Emmanuel Macchia, Valentin Campagne, Jonas Wertz, Jef Jacobs...
Année : 2026
Durée : 1h 36min | Documentaire.
Nationalité : Belgique, France, Pays-Bas.
Titre original : Coward.
