L'AFFAIRE MARIE-CLAIRE
Synopsis
Ce film a été présenté en Séance Spéciale au Festival de Cannes 2026.
Novembre 1972. Au tribunal de Bobigny, un procès hors norme secoue la France entière. Marie-Claire Chevalier, 16 ans, est accusée d’avoir avorté illégalement. À la barre, sa mère et toutes les femmes qui l’ont aidée. Leur avocate, Gisèle Halimi, fait un pari fou, insensé : elle leur demande de ne pas plaider coupable. Gisèle va faire ce qui n’a jamais été fait auparavant, elle va accuser et attaquer la loi, au risque de tout perdre..
- Lauriane Escaffre et Yvo Muller retracent le procès de Bobigny, qui a constitué une étape historique dans l'avancement de la protection des droits reproductifs des femmes.
L'Affaire Marie-Claire fonctionne parfaitement à la fois comme document historique et comme puissant témoignage de la résilience des femmes à travers les générations. Ce n’est pas le film le plus original ou le plus saisissant visuellement qu'on ait jamais vu, mais ce n'était pas non plus l'objectif. Cineuropa. - Au casting, Charlotte Gainsbourg bien sûr. Mélange de douceur et de force, elle prend la lumière et notamment la scène de la plaidoirie où elle semble comme parler au monde, après avoir tant douté auparavant. Beaucoup de grâce et de finesse dans une composition forcément si attendue. Dans ce film de femmes, un personnage masculin clé, avec le mari de Gisèle, presque un supplétif, et c’est bien ainsi. Grégory Gadebois, la muse du couple de cinéastes, leur « acteur à vie », comme ils aiment à l’appeler. Il n’est peut-être jamais aussi bon que sous l’œil de leur caméra. Plein de malice et d’humanité, un régal. Le lien entre l’acteur et les réalisateurs est comme vivant ici. Cécile De France, en permanence impériale, ne déroge ici pas à la règle. Une femme qui doute, qui a peur, et qui sait revendiquer des origines sociales. Un rôle de mère courage et humble, s’excusant déjà de n’être pas plus loin. La fragilité des gens de peu, elle l’incarne pleinement. Et alors, une véritable pépite avec précisément celle qui joue Marie-Claire, Saül Benchetrit. Même en arrière-plan, elle occupe l’espace. Elle semble aimanter la caméra. Et quand elle s’exprime, elle touche en plein cœur à chaque fois. Un très joli lâcher prise. A suivre, c’est évident. Au final, L’affaire Marie-Claire coche toutes les cases, mais va finalement plus loin, notamment dans sa mise en scène. C’est efficace, accessible à tous et indéniablement utile. Bref, du cinéma comme on aime et dont on a besoin ! Les Chroniques de Clifhanger.
- Classique dans sa forme, L'Affaire Marie-Claire est un film de procès efficace et une piqûre de rappel bienvenue. Car le temps où le Code pénal criminalisait des milliers de citoyennes n'est pas si lointain. La reconstitution minutieuse du procès remet en lumière les pratiques peu reluisantes de l'époque, pour ne pas dire barbares. "Pour que les femmes s'en souviennent", certains médecins pratiquaient des curetages à vif, sans anesthésie. Des "faiseuses d'anges" exerçant parfois dans des conditions sanitaires déplorables exigeaient des sommes exorbitantes, sachant les femmes coincées. Franceinfo Culture.
Réalisation
de Lauriane Escaffre, Yvo Muller.
Distribution
Avec Charlotte Gainsbourg, Cécile de France, Grégory Gadebois, Saül Benchetrit...
Année : 2026
Durée : 1h 42min | Biopic, Drame
Nationalité : France.
Titre original :
