Le 17/11/2026 16h15

Mardi 17 novembre à 16H15 - SÉANCE SPÉCIALE CINÉMA ET LITTÉRATURE : REGARDS CROISÉS
En partenariat avec L’AMUCS https://www.amucs.org/

L’AMUCS est une association montpelliéraine qui unit culture et sport, qui offre une variété d’activités sélectionnées pour répondre à de nombreuses préférences culturelles, ludiques et sportives. Elle promeut le bien-être senior à travers des activités adaptées à tous : Le sport avec le Golf, la Gym aquatique marine, la marche aquatique côtière, la marche nordique, la randonnée du vendredi et la marche du mercredi… Le sport cérébral avec le scrabble et le bridge… La culture avec l’œnologie, la philosophie, la littérature, le cinéma, les spectacles de théâtre et d’opéra, les escapades culturelles, les voyages à l’étranger… Le club cinéma propose deux films par semaine dans les cinémas de la ville dont le jeudi après-midi à Nestor Burma avec une discussion après la séance. Plusieurs fois par an, un débat entre le club cinéma et le club littérature, se déroule autour d’un film issu d’une adaptation d’un livre, en partenariat avec le cinéma Nestor Burma. La programmation de l’AMUCS vise à développer une culture cinématographique large et variée, à sortir de son champ de sélection habituel, à réfléchir collectivement sur les sujets de société actuels ou passés présentés, à faire des connections avec les autres arts. L’occasion de se retrouver, d’échanger des points de vue et de partager un verre

Synopsis

Ce film a été présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026. D'après le roman de Laurent Mauvignier "Histoires de la Nuit" Les Éditions de Minuit

Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés….

  • Quand des revenants retrouvent un fantôme, l’heure est aux règlements de comptes et à l’émergence des vérités qui font mal. Mettant en scène avec un art consommé du suspense un History of Violence à la sauce française rurale, Léa Mysius travaille avec précision tous les aspects et les connexions possibles de la dualité (deux maisons, deux familles, deux vies, deux amours, la liberté/survie et l’enfermement, le présent et le passé, des classes sociales différentes, des sentiments contradictoires, etc.) et une atmosphère de fin de cycle. Démultipliant les regards (tout le monde s’observe), elle construit un tableau violemment mélancolique dans lequel chacun a ses raisons ("tu m’as brisé le cœur"), baignant dans les somnifères et l’alcool, relevé d’une pointe d’humour noir, et bénéficiant d’une excellente troupe d’interprètes (Benoît Magimel en tête avec ses inquiétants "n’aie pas peur"). Comme le hibou, la cinéaste voit parfaitement clair dans les Histoires de la nuit et ne relâche jamais son étreinte narrative, donnant une identité assez approfondie à chaque personnage, et tenant avec une grande fermeté la cohérence d’un film revitalisant le genre, sans le révolutionner certes, mais en y tatouant sa marque d’intensité personnelle. Cineuropa.
  • On souhaite au cinéma de Léa Mysius qu’il se réveille de son grand voyage vers la nuit, qu’il se dégage des ombres pour laisser entrer la lumière. Ce sera alors une nuit de conte, amis cinéphiles, une nuit qui ne peut advenir que dans notre humble jeunesse. Tsounani.fr.
  • Transposition efficace du livre fleuve de Laurent Mauvignier, « Histoires de la nuit » joue les codes du genre pour mieux faire résonner la terreur. Déjà dans « Ava » (2017), son premier long étrange, puis « Les Cinq Diables » (2022), fresque lynchienne, le cinéma de Léa Mysius se tenait à cheval quelque part entre le mythe et la réalité. Avec ce thriller en forme de home invasion, la réalisatrice continue de tracer ce sillon passionnant en faisant percuter un certain naturalisme à la française par la sécheresse et la violence de la série B. Trois Couleurs.
  • Histoires de la Nuit compose ainsi un véritable tableau sensoriel, porté par une mise en scène sophistiquée et une photographie somptueuse, mais qui demeure loin de ce qu’il aurait pu devenir au regard de ses ambitions et de son casting. Le récit finit progressivement par se vider de sa substance, tant le pari de réhabiliter le home invasion aurait nécessité une prise de risque narrative ou symbolique plus affirmée. Persiste alors une profonde sensation de déjà-vu, une impression de réchauffé que les qualités formelles de Léa Mysius ne parviennent jamais totalement à dissiper. Le Bleu du Miroir.

Réalisation

De Léa Mysius

Distribution

Avec Hafsia Herzi, Benoît Magimel, Bastien Bouillon, Monica Bellucci…

Année : 2026

Durée :  1h 54min | Drame, Thriller.

Nationalité :  France, Belgique.

Titre original : 

Bande Annonce